Catherine Callbeck

Première ministre de l’Île-du-Prince-Édouard • Janvier 1993 à octobre 1996

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Il est difficile d’exagérer l’importance du nom Callbeck lorsqu’on roule sur les routes rurales de l’Île-du-Prince-Édouard. Les plaques de rue, les centres récréatifs et même un magasin de tailleur portent le nom Callbeck.

Mme Callbeck est née en 1939 à Central Bedeque, Île-du-Prince-Édouard dans une famille possédant une excellente entreprise. Elle a été poussée dans la même voie en obtenant un baccalauréat en commerce de l’Université Mount Allison en 1960, où elle avait été la seule femme de la classe.

C’était là la première fois de plusieurs où Mme Callbeck allait être la seule femme quelque part.

Elle a débuté sa carrière politique en 1974 en se faisant élire à l’Assemblée législative de l’Île-du-Prince-Édouard et a été nommée ministre dès le début de sa carrière politique.

En 1988, elle fait le saut en politique fédérale suite à son élection comme députée au nom du Parti libéral du Canada.

En 1993, elle retourne à la politique provinciale lorsqu’elle était élue cheffe du Parti libéral de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle a mené le parti à la Victoire en 1993 en devenant la première femme au Canada première ministre à la suite d’une élection générale. Elle est, jusqu’ici, la seule femme à avoir assumé ces fonctions à l’Île-du-Prince-Édouard. Elle a dirigé la province jusqu’en 1996 et a démissionné quelques semaines avant l’élection suivante.

Après avoir été première ministre, elle était appelée au Sénat du Canada où elle a siégé de 1997 à 2014. Elle est actuellement chancelière de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Pourquoi la présence des femmes dans des postes supérieurs en politique est-elle importante?

« Les femmes représentent plus de 50 pour cent de la population ou 50 pour cent des cerveaux. Les hommes et les femmes se complètent mutuellement – ainsi lorsque des hommes et des femmes contribuent aux décisions, celles-ci sont de meilleure qualité. »

Pour en savoir plus sur les 12 premières ministres du Canada, ne manquez pas notre balado « pas de deuxième fois. »