Christy Clark

Première ministre de Colombie-Britannique • Mars 2011 à juillet 2017

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C’est dès l’enfance que Christy Clark a vécu sa première expérience politique en travaillant pour des campagnes électorales pour son père. Elle se souvient avoir frappé aux portes et plié des brochures sur la table de leur cuisine quand elle était petite fille. Être candidat libéral en Colombie-Britannique en 1960 signifiait qu’il était pratiquement impossible de gagner.

« Il obtenait quatre ou cinq pour cent des voix » se moque Mme Clark. « Je n’ai jamais pensé à la politique en termes de réussite parce que mon père n’avait jamais réussi. Je pensais seulement qu’on en faisait parce qu’on voulait le bien commun; parce qu’on avait des idées. Réussir à se faire élire n’était pas vraiment l’objectif. »

Comme première ministre de province canadienne ayant historiquement duré le plus longtemps, Mme Clark apprendra plus tard que la politique pouvait être maîtrisée.

Mme Clark est née et a vécu à Burnaby, Colombie-Britannique. Elle a fait des études de science politique à l’Université Simon fraser et participé aux activités politiques à titre d’organisatrice politique. Elle a été directrice de la campagne nationale des jeunes libéraux et a travaillé à la colline parlementaire.

Elle a entamé sa carrière politique en 1996 lorsqu’elle a été élue à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. Le premier ministre Gordon Campbell l’a nommée au gouvernement peu après, elle devenait première ministre adjointe. En 2004, Mme Clark annonçait qu’elle quittait la politique provinciale pour passer plus de temps avec son jeune fils. Elle a poursuivi une excellente carrière dans les médias en animant son programme The Christy Clark Show.

En 2010, Mme Clark a annoncé son retour en politique et sa volonté de succéder à Gordon Campbell qui abandonnait la direction du Parti libéral de Colombie-Britannique. Elle a remporté la victoire et prêté serment à titre de deuxième première ministre de Colombie-Britannique. Elle a mené le parti à la victoire en 2013, bien qu’elle ait elle-même perdu son siège. Elle réussit à se faire réélire lors d’une élection partielle et dirige le gouvernement jusqu’à la fin de son mandat. En 2017, le parti a gagné mais a été à court d’un siège pour détenir la majorité. Le NPD et les Verts formèrent une coalition pour défaire le gouvernement en opposant une motion de censure. Peu après, Mme Clark démissionnait.

Comme la majorité des femmes en politique, Mme Clark a subi de sévères critiques au cours de sa carrière – depuis sa personnalité jusqu’à son apparence.

« Nous vivons encore dans un monde où, dans le cas des hommes, il est normal d’être gentil et dur en même temps. Vous pouvez être aimable, et dur. En réalité, vous devez l’être – si vous êtes un homme. En revanche, dans le cas des femmes, il s’agit de tout un spectre : on est aimable, ou on est dur. Mais plus on devient dur, moins on devient aimable. Je crois que cela constitue un authentique obstacle à la réélection des femmes. »

Pour en savoir plus sur les 12 premières ministres du Canada, ne manquez pas notre balado « pas de deuxième fois. »