Pauline Marois

Première ministre du Québec • Septembre 2012 à avril 2014

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Pauline Marois est habituée à établir des premières. Elle a été la première femme élue à la direction du gouvernement du Québec. Elle a également dirigé plusieurs ministères à travers le temps, notamment les ministères de l’Éducation, de la Santé et des Finances. Après 33 ans d’activité politique, elle a quitté la vie politique le 7 avril 2014.

Elle a été élue une première fois à l’Assemblée nationale du Québec en 1981 après avoir mené enceinte sa campagne électorale. Elle a été appelée par la suite à faire partie du gouvernement de René Lévesque, une première fois parmi plusieurs autres dans divers gouvernements du Parti québécois (PQ). Malgré sa remarquable ascension au sein du gouvernement, Marois a essuyé deux échecs dans sa course au leadership, ce qui l’a poussée à se retirer en 2006. Mais elle n’était pas tout-à-fait quitte. Elle revient et décroche, sans opposition, le leadership du parti après la démission d’André Boisclair.

Le 4 septembre 2012, les Québécois ont élu un nouveau gouvernement. Le PQ a obtenu 54 des 125 sièges, formant ainsi un gouvernement minoritaire. Au cours de son discours de victoire à Montréal, Pauline Marois est évacué par ses gardes du corps parce qu’un homme armé avait tiré sur deux personnes, dont l’une est décédée.

« Essentiellement, je dirais qu’ils m’ont sauvé la vie en formant une barrière, même s’ils ne le savaient pas. Mais c’est ce qui est arrivé. Si le tireur avait pu pénétrer la salle et tirer sur les gens, ç’aurait été le carnage ».

Voici ce qu’a dit Pauline Marois au Journal de Montréal à l’occasion d’une entrevue de commémoration de l’année passée depuis la soirée de l’élection.

Après 18 mois à la tête du gouvernement, Mme Marois dissout la législature et convoque une élection provinciale en mars 2014 dans l’espoir d’obtenir une majorité. Elle s’est vue infliger une lourde défaite n’obtenant que 30 de 125 sièges. Mme Marois faisait partie des députés sortants défaits et, durant son discours de défaite, elle annonçait sa démission comme cheffe du parti.

Pour en savoir plus sur les 12 premières ministres du Canada, ne manquez pas notre balado « pas de deuxième fois. »